Le médecin traitant

Si vous souhaitez être pleinement admissible au remboursement de vos frais médicaux, vous devez choisir un médecin traitant (normalement c’est un médecin généraliste, qui est en quelques sortes votre « médecin familial »).

Vous pouvez toujours choisir de ne pas inscrire un médecin généraliste, mais vos frais médicaux seront plus élevés et vous bénéficierez d’un taux de remboursement moins élevé de la part du système de sécurité sociale.

Comme cette exigence ne s’applique qu’aux personnes de 16 ans et plus, vous êtes libre d’amener vos enfants de moins de 16 ans chez le médecin de votre choix, en tout temps et sans pénalité financière.

Le processus de choix d’un médecin traitant s’effectue au moment de votre entrée dans le système de santé par l’intermédiaire de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) locale. Ils vous remettront un formulaire à remplir, qui devra vous être retourné par votre médecin lors de votre visite.

Vous pouvez également télécharger la Déclaration de choix du médecin traitant, que vous pouvez remplir et apporter au médecin de votre choix.

Vous pouvez changer de médecin traitant plus tard, mais vous devez répéter le même processus ci-dessus. Notez également qu’un médecin n’est pas obligé d’accepter tous les candidats comme patients ou de continuer à traiter un patient existant.

L’aspect le plus important du choix d’un médecin traitant est que votre médecin devient alors la principale voie par laquelle vous recevez des soins médicaux spécialisés. Ce processus s’appelle le parcours de soins.

Si vous souhaitez consulter un spécialiste, vous devez être référé par votre médecin traitant, faute de quoi vous paierez des honoraires plus élevés et recevrez un niveau de remboursement inférieur.

Il y a aussi certains spécialistes que les patients peuvent continuer à voir directement sans avoir à passer par leur médecin traitants. Ces spécialistes sont gynécologues et ophtalmologistes. Les moins de 26 ans ont également le droit d’avoir un accès direct à un psychiatre.

Les patients qui sont atteints d’une maladie continue et qui ont besoin d’un traitement répété ou continu par un spécialiste n’ont besoin d’être référés qu’une seule fois par leur médecin afin de recevoir le remboursement des coûts au taux normal.

Lorsque vous êtes loin de chez vous ou, en cas d’urgence et que vous consultez un médecin autre que votre médecin traitant, le niveau de remboursement n’est pas réduit.

De même, si votre médecin est en vacances ou absent, vous aurez droit à un remboursement normal de la part du médecin remplaçant ou d’un autre médecin dans un cabinet médical groupé.

Par le passé, les médecins n’ont pas tenu un dossier médical complet des patients qu’ils ont traités, le principe étant que les patients étaient libres d’aller où bon leur semblait pour leur traitement médical. Dans le cadre de récents plans gouvernementaux, il est proposé que chaque médecin détienne un dossier médical informatisé de ses patients (dossier personnel médical), et coordonne tout traitement qui pourrait être requis par les spécialistes.

Si vous recevez un traitement hospitalier ou un traitement d’un spécialiste, ils auront accès à cette information sur votre carte vitale et l’ajouteront à celle-ci. Si un patient refuse qu’un autre médecin ou spécialiste ait accès à son dossier médical, il est prévu qu’il bénéficie d’un taux de remboursement inférieur pour son traitement.

La profession médicale est très préoccupée par ce changement, que beaucoup considèrent comme un cauchemar bureaucratique et informatique. Il est également à craindre qu’il viole le principe du droit au « secret professionnel » entre le médecin et le patient. Il est déjà clair que le système n’est que partiellement en place dans certains domaines, et il y a des doutes quant à sa mise en œuvre correcte en raison de problèmes juridiques et techniques.

 

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